04.12 | 7h | Action | Sommet de l’industrie de la défense
14-11-2017 -

Ce 4 décembre, les activistes de I Stop The Arms Trade iront perturber le sommet de l’industrie de la défense qui rassemblera des chefs d’entreprise, des décideurs politiques, des journalistes et des universitaires pour discuter des tendances actuelles en matière de sécurité et de l’avenir de l’industrie européenne de la défense.

Ce 4 décembre, les activistes de I Stop The Arms Trade iront perturber le sommet de l’industrie de la défense qui rassemblera des chefs d’entreprise, des décideurs politiques, des journalistes et des universitaires pour discuter des tendances actuelles en matière de sécurité et de l’avenir de l’industrie européenne de la défense.

L’industrie de l’armement exerce une mainmise sur l’Europe. Pour preuve, l’UE prévoit d’allouer plus de 40 milliards d’euros à la recherche, au développement et à l’acquisition de nouvelles armes. Subventionner une industrie qui alimente crimes et conflits ne rendra pas le monde meilleur, bien au contraire. Et la seule bénéficiaire dans l’histoire n’est autre que l’industrie de l’armement…

Prochainement aura lieu deux évènements majeurs de l’industrie de l’armement. I Stop The Armes Trade compte, une fois de plus, montrer à ces marchands d’armes et politiciens de quel bois on se chauffe ! Inscrivez-vous et participez à ces actions !

Ce 23 novembre se tiendra à Bruxelles la conférence annuelle de l’Agence Européenne de la Défense (AED) où il est question d’améliorer la coopération européenne en matière de défense. Cette conférence avait déjà été perturbée l’année dernière par les activistes d’I Stop The Armes Trade.

Ce 4 décembre se déroulera le sommet de l’industrie de la défense qui rassemblera des chefs d’entreprise, des décideurs politiques, des journalistes et des universitaires pour discuter des tendances actuelles en matière de sécurité et de l’avenir de l’industrie européenne de la défense.

Rejoignez ces actions de perturbation :

1. Inscrivez-vous via ikstopwapenhandel@vredesactie.be et indiquez clairement la/les action(s) que vous souhaitez rejoindre
2. Vous recevrez un mail avec d’autres indications et procédures à suivre
3 : Invitez tous vos amis à nous rejoindre
4 : Dress Code : Mettez votre meilleure tenue de conférence et venez au briefing le matin

Pour plus d’informations et de mises à jour, consultez notre page Facebook

23.11.17 | 7h30 | Action | Conférence annuelle de l’AED
14-11-2017 -

L’année dernière, la conférence annuelle de l’Agence européenne de la défense (AED) avait déjà  été perturbée par les activistes de « I Stop The Arms Trade ». Ce 23 novembre, on remet le couvert lors de cette conférence qui visera à améliorer la coopération européenne en matière de défense.

L’année dernière, la conférence annuelle de l’Agence européenne de la défense (AED) avait déjà  été perturbée par les activistes de « I Stop The Arms Trade ». Ce 23 novembre, on remet le couvert lors de cette conférence qui visera à améliorer la coopération européenne en matière de défense.

L’industrie de l’armement exerce une mainmise sur l’Europe. Pour preuve, l’UE prévoit d’allouer plus de 40 milliards d’euros à la recherche, au développement et à l’acquisition de nouvelles armes. Subventionner une industrie qui alimente crimes et conflits ne rendra pas le monde meilleur, bien au contraire. Et la seule bénéficiaire dans l’histoire n’est autre que l’industrie de l’armement…

Prochainement aura lieu deux évènements majeurs de l’industrie de l’armement. I Stop The Armes Trade compte, une fois de plus, montrer à ces marchands d’armes et politiciens de quel bois on se chauffe ! Inscrivez-vous et participez à ces actions !

Ce 23 novembre se tiendra à Bruxelles la conférence annuelle de l’Agence Européenne de la Défense (AED) où il est question d’améliorer la coopération européenne en matière de défense.

Ce 4 décembre se déroulera le sommet de l’industrie de la défense qui rassemblera des chefs d’entreprise, des décideurs politiques, des journalistes et des universitaires pour discuter des tendances actuelles en matière de sécurité et de l’avenir de l’industrie européenne de la défense.

Rejoignez ces actions de perturbation :

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Quand l'argent européen destiné aux programmes environnementaux finance l'armement...
19-06-2017 -

La semaine dernière la Commission européenne a rendu publique ses nouveaux projets de financement du secteur de l'armement. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle semble avoir oublié que la paix est au centre du projet européen.

La semaine dernière la Commission européenne a rendu publique ses nouveaux projets de financement du secteur de l'armement. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle semble avoir oublié que la paix est au centre du projet européen.

"Aujourd'hui la Commission européenne a présenté de nouvelles mesures favorisant l'industrie de l'armement et brouillant les limites de ses compétences en matière militaire; cela ouvre la voie à l'émergence d'un complexe militaro-industriel très influent au niveau européen." dit le communiqué de presse du Réseau européen contre le commerce des armes.

Ce que la Commssion européenne ne précise pas c'est la provenance de ces fonds européens. Selon l'EU observer ils pourraient s'agir d'argent initialement prévu pour des programmes énergétiques, environnementaux et scientifiques.

La pétition demandant à l'UE de renncer à ses investissements dans les armes de guerre est plus que jamais d'actualité. Vous pouvez la lire et la signer ici, et merci de participer  largement à sa diffusion !

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Lobby tour de l'armement spécial Israël
08-06-2017 -

Il y a 50 ans, entre le 5 et le 10 juin 1967, avait lieu la guerre des Six Jours. Celle-ci mena à l’annexion de territoires par Israël, dont certains le sont toujours à ce jour, et ce en violation du droit international. i 10 juin 2017, dans le cadre de sa campagne "I stop the arms trade", Agir pour la Paix vous invite à un Lobby tour de l’armement spécial Israël.

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Il y a 50 ans, entre le 5 et le 10 juin 1967, avait lieu la guerre des Six Jours. Celle-ci mena à l’annexion de territoires par Israël, dont certains le sont toujours à ce jour, et ce en violation du droit international.
Samedi 10 juin 2017, dans le cadre de sa campagne "I stop the arms trade", Agir pour la Paix vous invite à un Lobby tour de l’armement spécial Israël. Cette visite guidée au coeur du quartier européen vous emmènera au pieds des bureaux des grandes sociétés d’armement européennes à Bruxelles. Nous verrons quelles relations privilégiées elles entretiennent avec Israël d’une part et avec l’Union européenne d’autre part et comment elles utilisent les Territoires occupés comme terrain d’expérimentation à ciel ouvert. Nous nous intéresserons de près au lobbying de ces sociétés pas comme les autres envers les institutions ainsi qu’à leur influence sur les relations Union européenne-Israël. Un autre regard, une autre réflexion…

Quand le business des armes met l’Union Européenne sous influence…

Samedi 10 juin 2017 - Rendez-vous sur le rond-point Schuman à 14h - Gratuit
Infos : stephanie@agirpourlapaix.be

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La Belgique viole le Traité sur le Commerce des Armes
08-06-2017 -

Trois ans après la ratification par la Belgique du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) le 3 juin 2014, Amnesty International Belgique francophone dénonce le non-respect par la Région wallonne de ses engagements internationaux dans le cadre des relations commerciales qu’elle entretient avec l’Arabie saoudite en matière d’armement.

 

Trois ans après la ratification par la Belgique du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) le 3 juin 2014, Amnesty International Belgique francophone dénonce le non-respect par la Région wallonne de ses engagements internationaux dans le cadre des relations commerciales qu’elle entretient avec l’Arabie saoudite en matière d’armement.

 

Trois ans après la ratification par la Belgique du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) le 3 juin 2014, Amnesty International Belgique francophone dénonce le non-respect par la Région wallonne de ses engagements internationaux dans le cadre des relations commerciales qu’elle entretient avec l’Arabie Saoudite en matière d’armement.

Ce Traité qui vise à “réduire la souffrance humaine” au moyen de nouvelles règles mondiales régissant le commerce des armes précise que toutes les transactions doivent être évaluées selon des critères stricts, notamment le risque que ces armes soient utilisées pour commettre les crimes les plus graves, dont des attaques dirigées contre les civils. L’article 6§3 du TCA précise ainsi qu’un État ne doit autoriser aucun transfert d’armes classiques s’il a connaissance que ces biens pourraient servir notamment à commettre des violations graves des Conventions de Genève de 1949.

« Trois ans jour pour jour après avoir ratifié ce Traité, la Belgique ne respecte pas les engagements du Traité alors que la Région wallonne continue de vendre ses armes aux dirigeants du royaume d’Arabie Saoudite qui, outre les violations des droits humains qu’elle commet sur son propre sol, est à l’origine, dans le cadre de la guerre qu’elle mène au Yémen, de nombreuses attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil », déclare Philippe Hensmans, directeur de la section francophone d’Amnesty International Belgique.

« Il est de la responsabilité de la Région wallonne de veiller à ne pas se rendre complice des graves violations des droits humains en Arabie saoudite, et des crimes commis au Yémen, raison pour laquelle nous demandons la suspension des exportations d’armes vers l’Arabie Saoudite. »

Amnesty International Belgique francophone demande par ailleurs que le décret wallon réglementant le commerce des armes soit revu afin de mettre en place un régime de contrôle "efficace et transparent" tel que requis par l’article 5§5 du TCA.

« Le manque de transparence dans l’exportation des armes est en effet hautement problématique alors que le Traité exige une clarté sur le destinateur final et des précisions sur le volume envoyé aux forces de sécurité des pays concernés », explique encore Philippe Hensmans.

Amnesty International demande dès lors que la Région wallonne fournisse des informations claires sur la quantité précise d’armes exportées, leur utilisateur final et les exportations effectives par destination et par type d’arme, ainsi que leur valeur financière.

En l’absence de mesures publiques fiables garantissant la traçabilité des armes vendues par la Région Wallonne, et vu les violations massives des droits humains et des crimes de guerres dont se rend coupable l’Arabie saoudite, Amnesty International demande une nouvelle fois que les exportations d’armes vers ce pays soient suspendues afin que le Traité sur le Commerce des Armes ne reste pas lettre morte.

Une pétition demandant le gel des ventes d’armes à l’Arabie saoudite a déjà recueilli quelque 13000 signatures.

Lien vers article d'Amnesty International

 

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Lobby tour de l'armement en lien avec les politiques migratoires européennes
25-03-2017 -

 

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Quand le business des armes met l’Union européenne sous influence… Le samedi 15 avril 2017 à 14h00, Agir pour la paix vous invite à un Lobby Tour de l’armement en lien avec les politiques migratoires européennes . Nous ferons connaissance avec les grandes sociétés d’armement européen dont les bureaux sont installés à Bruxelles, au cœur même du quartier européen, et nous verrons quelles relations privilégiées elles entretiennent avec l’Union européenne … 
Nous nous intéresserons de près au lobbying de ces sociétés pas comme les autres envers ces institutions ainsi qu’à leur influence sur les politiques migratoires européennes.

Quand le dangereux voyage des migrants vers Idomeni et Lampedusa se décide à Bruxelles…

Samedi 15 avril 2017, départ SUR le rond-point Schuman à 14h00 – Gratuit

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Comment l'industrie de l'armement organise un coup d'Etat Européen
25-03-2017 -

 

L’Union européenne adopte de plus en plus une attitude pro-militaire suite à l’influence grandissante du lobby des armes. L’élection d’Antonio Tajani, le 17 janvier 2017, au poste de Président du Parlement européen montre bien que l’influence de l’industrie de l’armement va continuer à croître dans les prochaines années, prévient Bram Vranken.

 

L’Union européenne adopte de plus en plus une attitude pro-militaire suite à l’influence grandissante du lobby des armes. L’élection d’Antonio Tajani, le 17 janvier 2017, au poste de Président du Parlement européen montre bien que l’influence de l’industrie de l’armement va continuer à croître dans les prochaines années, prévient Bram Vranken.

Bram Vranken est militant et chercheur à l’organisation pacifiste belge Vredesactie.

Le 17 janvier 1961, le président américain Dwight Eisenhower mettait en garde contre les dangers du complexe militaro-industriel :“Nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée dans les structures gouvernementales, qu’il l’ait ou non consciemment cherchée. Nous nous trouvons devant un risque réel, qui se maintiendra à l’avenir : qu’une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s’affermissant”.

Cinquante six ans plus tard exactement, l’avertissement d’Eisenhower est plus émouvant que jamais. Le mardi 17 janvier, Antonio Tajani, réputé pour sa position dans l'industrie des armes, a été élu nouveau président du Parlement européen.

En 2013, celui-ci déclarait qu'il voulait promouvoir l'industrie de l'armement. En tant que commissaire européen, il a présenté plusieurs schémas politiques visant à «renforcer l'industrie européenne de la défense».

Ce n'est pas un hasard si Tajani est président honoraire de l’intergroupe Sky and Space, qui est hébergé par l'Association des Industries Aérospatiales et Défenses de l'Europe (ASD), le groupe de pression le plus important de l'industrie européenne de l'armement.

 

De l’argent pour les armes, pas pour la sécurité sociale.

 

Et de l’UE de prendre un tournant vers le pire. En effet, en novembre, la Commission européenne a proposé un plan d'action européen pour la défense. L'objectif de ce plan est de « se concentrer sur les besoins en capacités et de soutenir l'industrie européenne de la défense ». Il n'est pas surprenant que le Plan d'action européen pour la défense reflète presque exactement les propositions formulées par ASD Europe dans un document de positionnement publié en juillet.

Les mesures proposées compromettent gravement l'UE en tant que puissance civile. Effectivement, la Commission souhaite octroyer 3,5 milliards d'euros à l'industrie de l'armement pour développer de nouvelles technologies militaires à partir de 2021. En outre, la Commission propose de stimuler les États membres afin qu’ils dépensent davantage pour la défense en déduisant les coûts des programmes d'armement coopératifs de leurs déficits budgétaires.

En d'autres termes, alors que les États membres sont obligés de réduire leurs dépenses en matière de sécurité sociale, d'éducation et de soins de santé, les dépenses consacrées aux armes seraient exemptées de toute discipline budgétaire. Alors que des millions d'Européens ont souffert de dénuement et de pauvreté en raison des mesures d'austérité sévères, la Commission européenne propose maintenant cyniquement de donner des milliards d'euros à l'industrie de l'armement.

 

Niveau zéro de la vision politique

 

Personne ne sait où ces armes seront utilisées. La politique étrangère commune existe à peine. Les États membres sont profondément divisés sur la manière de s'attaquer aux crises au Moyen-Orient. Sans une vision stratégique, le financement des programmes militaires ne servira que l'intérêt à court terme de l'industrie de l'armement.

Mais c'est exactement l'objectif de la Commission européenne. "L'Union européenne a besoin d'une industrie de l'armement forte et compétitive", est le mantra que la Commission européenne répète encore et encore.

L'UE est confrontée à des problèmes aveuglants auxquels elle ne parvient pas à faire face. Le populisme est en hausse, la classe moyenne est en crise, les inégalités n'ont jamais été aussi criantes et nous sommes confrontés à une crise climatique catastrophique. Aucun de ces problèmes ne sera résolu en investissant davantage dans l’ armement.

Au contraire, les dépenses militaires constituent un coût énorme au détriment de milliards de personnes dans le monde. Selon l'institut de recherche SIPRI, seuls 10% des dépenses militaires mondiales suffiraient à fournir une éducation gratuite et de qualité (objectif de développement durable 4).

Pour éradiquer la pauvreté et la faim (ODD 1 et 2), 10% des budgets militaires globaux seraient suffisants. Tous les ODD pourraient être accomplis pour moins de la moitié du budget militaire mondial.

Eisenhower a poursuivi son discours en 1961 en disant que “Seul un ensemble uni de citoyens vigilants et conscients réussira à obtenir que l’immense machine

industrielle et militaire qu’est notre secteur de la défense nationale s’ajuste sans grincement à nos méthodes et à nos objectifs pacifiques, pour que la sécurité et la liberté puissent prospérer ensemble”.

Qu'un député européen en faveur de l'industrie de l'armement dirige actuellement l'organe représentatif des citoyens européens est extrêmement inquiétant.

 

Article original en anglais

 

 

Projection de "Shadow world" à Bozar ce dimanche 4 décembre 2016
02-12-2016 -

Dans le cadre des Brussels Cinema Days aux Bozar vous pourrez voir « SHADOW WORLD », le nouveau documentaire de Johan Grimonprez. Ce film met à nu le trafic d’armes international – une activité dont les bénéfices se chiffrent en millions de dollars et les pertes en vies humaines…

Dans le cadre des Brussels Cinema Days aux Bozar vous pourrez voir « SHADOW WORLD », le nouveau documentaire de Johan Grimonprez. Ce film met à nu le trafic d’armes international – une activité dont les bénéfices se chiffrent en millions de dollars et les pertes en vies humaines…

Après chaque guerre, des histoires de corruption, de conflit d’intérêts et de recherche du gain contraire à l’éthique font surface. Un monde de l’ombre qui mêle trafiquants d’armes, corruption, cupidité, pots-de-vin et arrière-chambres. Mais aussi politiciens, services secrets, commandants militaires et dirigeants internationaux dont le sens moral laisse à désirer. Leur seul objectif semble être de faire durer la guerre le plus longtemps possible pour faire un maximum de profits, quel qu’en soit le coût humain et moral. Grâce à des témoignages de journalistes d’investigation, de trafiquants d’armes, de lobbyistes, de responsables politiques et d’initiés, Shadow World montre à quel point le trafic d’armes international constitue une menace pour la démocratie. Non seulement dans les pays où les armes sont utilisées, mais aussi dans ceux d’où elles proviennent, en Occident.

Shadow World Trailer from Louverture Films on Vimeo.

Johan Grimonprez
Le réalisateur Johan Grimonprez (Dial H-I-S-T-O-R-Y, Double Take) mêle sans difficulté des personnages médiatiques, du matériel d’archives et des considérations philosophiques dans un témoignage puissant contre le monde des « antichambres obscures » et en faveur de plus de collaboration, d’ouverture et de dialogue. Comme l’a un jour déclaré l’historien Howard Zinn : « Ce n’est pas parce que la guerre a dominé notre histoire qu’elle doit faire partie de notre avenir. »

Info

Date
04.12.16
19:00 > 21:00

Lieu
BoZar
Studio
Rue Ravenstein 23
1000 BRUXELLES

Autres dates au Cinema Aventure
ven. 2/12 – 14:00
dim. 4/12 -21:30
mar. 6/12 -14:00
 

Recherche militaire : le Parlement européen entérine le déni de démocratie
02-12-2016 -

Au lendemain du vote définitif du budget européen pour 2017, les membres du réseau européen contre le commerce des armes (ENAAT) sont fortement préoccupés par l'adoption quasi-unanime d'une Action préparatoire pour la recherche militaire de 25 millions d'euros pour 2017, et 90 millions sur 3 ans.

 

Au lendemain du vote définitif du budget européen pour 2017, les membres du réseau européen contre le commerce des armes (ENAAT) sont fortement préoccupés par l'adoption quasi-unanime d'une Action préparatoire pour la recherche militaire de 25 millions d'euros pour 2017, et 90 millions sur 3 ans.

 

« Cela représente une nouvelle forme de financement pour l'industrie européenne de l'armement, qui bénéficie déjà largement de l'argent public sous différentes formes », déclare Wendela de Vries, coordinatrice de Stop Wapenhandel (Pays-Bas).

Cette décision représente un changement de paradigme fondamental du projet européen. Jusqu'à maintenant, les financements européens pour la recherche étaient strictement limités à des usages civils, à l'exception du domaine de la sécurité ou des biens à double-usage. Avec ce vote,les États-membres et une majorité des députés européens tentent de faire sauter ce verrou favorisant ainsi une militarisation du projet européen par la petite porte, sous couvert de « défense européenne » et de défense de l'emploi. Les membres de l'ENAAT contestent la supposée contribution de cette Action préparatoire à un renforcement de la « défense européenne » ou à la croissance et l'emploi. Avec un budget annuel cumulé de 217,5 milliards d'euros pour les 28 États-membres en 2015, l'UE est déjà au deuxième rang mondial des dépenses militaires ; prétendre que plus d'argent est nécessaire pour assurer la défense européenne est un non-sens.

 

L'opacité du processus de décision

 

« Cette décision a été prise sous forte influence de l'industrie de l'armement et des États-membres les plus favorables à ce financement. Elle joue donc essentiellement en faveur de cette industrie plutôt que de l'intérêt européen » constate Francesco Vignarca, coordinateur du Réseau italien sur le désarmement (Italie). Un « Groupe de personnalités », composé de 9 représentants de l'industrie sur 16 membres (le reste étant composé d’États-membres et de représentants des institutions européennes), a travaillé pendant 18 mois pour « conseiller » la Commission européenne sur le contenu et les modalités de ce financement. « Ce Groupe de personnalités n'a jamais été enregistré dans le Registre des groupes d'experts de la Commission européenne. Même si des informations ont été publiées sur le site de la Commission, cela n'exonère pas cette dernière de respecter ses propres règles de transparence envers le citoyen européen » estime Ann Feltham, coordinatrice de la Campagne contre le commerce des armes sur les questions parlementaires (Royaume-Uni).

 

Une autoroute pour l'industrie de l'armement

 

« En acceptant sans conditions cette Action préparatoire, le Parlement européen a en quelque sorte voté un chèque en blanc à l'Agence européenne de la défense et à l'industrie de l'armement, et s'est privé de tout levier d'influence sur l'utilisation et les modalités de ce financement, à part un contrôle a posteriori. » affirme Tony Fortin, chargé d'étude à l'Observatoire des armements. Les députés européens n'ont aucune information quant aux modalités pratiques de ce financement : les demandes du Groupe de personnalités à cet égard équivaudraient à un traitement extrêmement favorable pour l'industrie, en termes de pourcentage de financement et de droits de propriété intellectuelle notamment ; le plus favorable en fait jamais octroyé à un bénéficiaire du budget de l'UE.

« La mise en œuvre de cette Action préparatoire devrait être particulièrement surveillée par des députés européens d'horizons divers, et le débat à venir sur un éventuel programme européen de recherche militaire de 3,5 milliards d'euros pour 201-2027 devra être beaucoup plus large, approfondi et transversal, et inclure systématiquement une société civile critique face aux intérêts de l'industrie» conclut Bram Vrancken, de Vredesactie (Belgique – Région flamande).

 

La conférence annuelle de l’Agence de Défense Européenne bloquée par des activistes pacifistes
10-11-2016 -

Ce matin une centaine d’activistes de la campagne “I stop the arms trade" perturbent l’accès de la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense (AED) qui se tient dans le bâtiment Charlemagne de la Commission européenne à Bruxelles. Ces activistes s’opposent à la décision prise par l’Union européenne de subsidier la recherche à fins militaires, ce qui revient à donner des milliards d’euros à l’industrie de l’armement.

Ce matin une centaine d’activistes de la campagne “I stop the arms trade" perturbent l’accès de la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense (AED)  qui se tient dans le bâtiment Charlemagne de la Commission européenne à Bruxelles. Ces activistes s’opposent à la décision prise par l’Union européenne de subsidier la recherche à fins militaires, ce qui revient à donner des milliards d’euros à l’industrie de l’armement.

L'AED est une agence officielle de l'UE qui a pour mission explicite de renforcer l'industrie européenne de l'armement. Cet événement annuel de l’AED permet à l’industrie de l’armement de rencontrer les politiciens afin de discuter de coopération en matière de défense et du futur le l’industrie de l’armement européenne.

Quand le prix Nobel de la paix 2012 offre de l’argent à l’industrie de l’armement

Le Parlement européen votera le budget 2017 à la fin du mois de novembre. Un de ses points les plus controversés est le financement d’un programme de recherche et de développement militaire. L’objectif à  long terme de la Commission européenne  est de mettre en place un véritable programme européen de recherche pour la défense d'une valeur de 3,5 milliards d'euros sur 2021-2027.

C’est désolant, une industrie qui tire ses profits de la guerre et qui, en plus, fait du lobbying pour obtenir des subsides de l’UE”, dit Stephanie Demblon, porte-parole de l’organisation pacifiste belge Agir pour la Paix. “Une industrie qui a un chiffre d’affaire annuel de 100 milliards d’euros peut payer ses propres projets de recherche et développement (R&D).

L’Union européenne, en tant que projet de paix, ne fait pas honneur à son prix Nobel en modifiant radicalement sa ligne politique qui consistait jusqu’ici à exclure les biens militaires de ses lignes budgétaires.

Pas de financement européen pour l’industrie de l’armement !

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